Les bases pour l’élevage des lézards du genre Uroplatus (Dumeril, 1806), les geckos à queue plate ou Uroplates

Règne: Animalia
Embranchement: Chordata
Classe: Reptilia
Sous-classe: Lepidosauria
Ordre: Squamata
Sous-ordre: Sauria
Infra-ordre: Gekkota
Famille: Gekkonidae
Genre: Uroplatus (Dumeril, 1806)

Noms vernaculaires: Uroplates, geckos à queue plate, leaf-tailed geckos

Distribution
Les espèces de ce genre sont issues des forêts tropicales humides de Madagascar qui contrairement à d’autres forêts tropicales ont des températures relativement modérées.
L’hygrométrie y est en revanche élevée, de 70 à 80 %. La distribution précise de chaque espèce peut toutefois varier avec les conditions climatiques ainsi que le type de forêt.
Selon les régions de l’île, les Uroplatus vivent dans des zones ayant des climats relativement différents.

Ceci est une première approche pour celles et ceux qui sont tentés par ces geckos réellement uniques, mais en aucun cas un article complet.
Il faudrait s’attarder sur le cas de chaque espèce, et je vais ici simplement donner des conseils de base.

Les Uroplatus sont nocturnes stricts et passent toute la journée à dormir. La plupart des espèces dorment plaquées sur un support (des troncs principalement), la tête en bas, sur lesquels ils sont en général très difficile à repérer. Certaines espèces comme U. phantasticus se positionnent au milieu des feuilles dans des buissons et retournent leur queue (en forme de feuille) au-dessus d’eux.

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Uroplatus fimbriatus ©Rob Schell

Avoir en toutes saisons des températures adaptées, suffisamment fraîches, et avec suffisamment de variations : c’est la condition n°1 avec les Uroplatus.

Il faut impérativement:

  • Une baisse nocturne de plusieurs degrés
  • Des températures maximales à ne jamais dépasser, ils sont très sensibles aux «coups de chaleur» et une chaleur excessive les tuera en quelques heures.
    Une chaleur trop élevée peut également jouer sur la fertilité.
  • Un point chaud localisé dans leur terrarium, sauf pendant l’hiver.
    Ce point est aussi important que les autres. Il faudra donc choisir une pièce adaptée avec les températures voulues, et mieux vaut s’abstenir d’en faire l’acquisition si vous ne pouvez pas assurer les températures voulues.

Pour simplifier, les espèces sont classées en plusieurs groupes sans mentionner les U. malahelo et les U. alluaudi, pratiquement introuvables en Europe et même aux USA.

U. guentheri

  • Point chaud à 32 voire 35°C, (89-95 F)
  • Température ambiante jour : 22-27°C, (71-80 F)
  • Nuit : 19-22°C (66-73 F)
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Uroplatus guentheri ©Olaf Pronk

U. phantasticus, U. ebenaui, U. malama, U. finiavana

  • Point chaud à 24-25°C (75-77 F) maximum
  • Température ambiante de jour : 19-23°C, (66-73 F)
  • Nuit : 15-19°C, (59-66 F)
  • Mort assurée au-delà de 27-28°C.
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Uroplatus phantasticus ©Pagale Bacha

U. sikorae, U. pietschmanni

  • Point chaud 25-26 °C, (77-78 F)
  • Température ambiante de jour : 20-24°C, (68-75 F)
  • Nuit : 19-22°C, (66-71 F)
  • Ils tolèrent pendant de brèves périodes des températures de 28-30°C (82-86 F) pourvu qu’ils soient souvent hydratés par des pulvérisations mais en aucun cas ils ne supporteront une canicule à 32-35°C (89-95 F).
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Uroplatus sikorae ©Thor Hakonsen

U. henkeli, U. fimbriatus, U. lineatus, U. giganteus, U. sameiti

  • Point chaud à 28-32°C, (82-89 F)
  • Température ambiante de jour : 22-27°C, (71-80 F)
  • Nuit : 20-22°C (68-71 F)
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Uroplatus lineatus ©Andriambolantsoa Rasolohery

Note importante
Il s’agit là des valeurs pour les adultes, pour les juvéniles, retirer 2-3°C au point chaud et 1-2°C en température ambiante diurne.

Le point chaud doit être facilement accessible (sous une branche, une liane…) et très localisé dans le terrarium ; on le crée via de simples spots halogènes vendus en supermarché de 25, 40 ou 60W selon la taille du terrarium.

Attention aux climatiseurs qui assèchent l’air de façon excessive et peuvent provoquer des maladies respiratoires. Je recommande fortement de les éviter même si certains éleveurs s’en servent. Les humidificateurs d’air et refroidisseurs d’air fonctionnant avec de la glace sont par contre une bonne solution de secours, ainsi que les incubateurs avec une fonction refroidissement (Lucky reptiles) en cas de coup de chaleur subit en été.

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Uroplatus sameiti ©Olaf Pronk

Le problème de l’humidité
Souvent, les débutants avec ces geckos veulent en faire trop.
Une bonne aération est essentielle, et il faut garder à l’esprit que l’humidité augmente le soir et la nuit et chute en cours de journée. Je ne recommande absolument pas l’usage d’hygromètres qui induisent trop souvent en erreur. A bannir totalement, les systèmes d’arrosages faits pour les dendrobates.
Le substrat des Uroplatus doit être LEGEREMENT humide mais jamais trempé ni « marécageux », et les juvéniles sont particulièrement sensibles quand on les maintient dans des terrariums insuffisamment aérés et saturés d’humidité.
En temps normal, une séance de pulvérisation généreuse d’eau fraîche chaque soir suffit amplement, ne pas hésiter à avoir la main lourde et pulvériser partout dans le terra, y compris sur les bêtes elles-mêmes (eau du robinet sans soucis, ou eau de source en bouteilles si vous avez connaissance de pollutions).
De temps en temps, on doit ré-humidifier le substrat avec de l’eau, 1 litre pour 10 litres de substrat, quand ce dernier devient trop sec.
Pour les espèces du groupe phantasticus, une séance de pulvérisation légère le matin est recommandé en plus du soir. Il faut donc pouvoir « assurer » 365 jours par an, que ce soit vous ou une personne de confiance en votre absence, problème à considérer avant tout achat !

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Uroplatus ebenaui ©Olaf Pronk

Un bac d’eau peu profond est impératif pour les espèces qui boivent beaucoup, Uroplatus lineatus en particulier, et recommandable pour toutes les autres espèces.
Les U. lineatus ont de gros besoins en termes d’hydratation, à l’opposé on pourra ne pulvériser des U. guentheri qu’une fois tous les deux jours.
En été quand on approche des valeurs maximales, pulvérisé aussi souvent que nécessaire, plusieurs fois par jour (là aussi, ça peut être une contrainte !).

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Uroplatus pietschmanni ©Thor Hakonsen

Le prix et la rareté
Les Uroplatus sont des espèces rares et menacées en milieu naturel : CITES Annexe II, Annexe B européenne, obligation lors d’un achat ou d’une vente d’avoir un justificatif, simple certificat de cession à l’intérieur de l’Union Européenne, document CITES pour les animaux venant d’autres pays (Canada, Russie, USA…).

Attention aux trafics, il y a un véritable trafic organisé via l’Ukraine en particulier de ces animaux !

Il est interdit depuis 2006 dans l’Union Européenne de vendre des spécimens capturés dans la nature (source WC=sauvage) mais certains ne se gênent pourtant pas…ne vous laissez pas avoir par des prix trop attractifs ou des éleveurs qui vous semblent suspects.

Les prix pour des couples varient entre 350-450€ (525-675$ Can) au moins cher actuellement pour du U. henkeli, U. phantasticus ou U. sikorae « de base » peu spectaculaires, un peu plus pour des individus vraiment jolis.

U. lineatus et U. pietschmanni : 500-700€ (750-1050$ Can) le couple
U. giganteus : 1000 à 1500€ / couple, (1500 à 2550$ Can /couple)
U. sameiti : 500-650, (750-975$ Can)
U. fimbriatus : 750-1000/couple. (1125-1500$ Can. /Couple)

Les prix sont indicatifs et sujets à la loi de l’offre et de la demande.
Pour des juvéniles non sexés, compter environ 30-50% du prix indiqué pour un couple, par juvénile. Les mâles seuls ne valent pas grand-chose, 25% du prix du couple environ, on trouve des mâles adultes U. henkeli ou U. sikorae à 100€ (150$ Can.) voire moins, mais ce serait une hérésie de ne pas tout faire pour reproduire ces espèces rares, d’ici quelques décennies ils n’auront plus de milieu naturel à Madagascar !

Les U. lineatus peuvent se sexer dès la naissance via les motifs caractéristiques de chaque sexe, idem pour les U. ebenaui, U. finiavana et U. phantasticus (forme de la queue différente entre mâles et femelles, dentelée sur les côtés chez les mâles et absence totale de « dentelure » chez les femelles), pour les autres, les U. sikorae peuvent être sexés très jeunes via leurs motifs (les mâles ont des bandes longitudinales), pour les U. fimbriatus il faut souvent attendre 2 ans avant d’être fixé (ce sont les spécialistes de l’apparition de renflements à la dernière minute, alors qu’ils ont presque leur taille adulte !), 1 an chez les U. henkeli, les U. guentheri mâles ont tendance à avoir beaucoup de points noirs sur le corps alors que les femelles en ont peu ou pas du tout.

Il faut donc bien considérer que ces animaux resteront à des prix élevés vu la forte demande et le nombre relativement peu élevé d’éleveurs de telle ou telle espèce. Important: il existe des localités et des formes atypiques (« cf. », « aff. », diego…) à ne reproduire qu’entre elles, ce sont de possibles nouvelles espèces. Il n’existe par contre pas de phases, avis aux spéculateurs et aux apprentis Frankenstein….

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U. fimbriatus, détail de l’oeil ©R. Schell

Quelle espèce pour débuter?
Les U. guentheri sont particulièrement solides pour des Uroplatus et ils seraient le choix idéal pour se lancer s’il n’y avait pas ces dernières années un problème de renouvellement de sang neuf dans les lignées, quoique les choses à l’heure actuelle (Mai 2014) semblent reprendre doucement dans le bon sens par rapport à il y a un an ou deux.

U. henkeli et U. lineatus ensuite, par ordre de « solidité ».

Toutes les « petites » espèces sont très fragiles et à réserver à des éleveurs expérimentés, commencer dans l’Uroplatus par du U. phantasticus peut marcher avec de la chance, mais ça n’est pas l’idée du siècle pour bien débuter…
Les U. pietschmanni sont assez solides, par contre la reproduction encore mal maîtrisée et problématique chez certains éleveurs très expérimentés.
Les U. guentheri, U. henkeli, U. sikorae se reproduisent bien en captivité, c’est plus dur avec les U. fimbriatus.

C’est loin d’être « mission impossible » pour avoir et reproduire des Uroplatus à condition de bien respecter les paramètres de température et d’humidités données plus hauts, ils restent très facilement stressables donc ÉVITER LES MANIPULATIONS sauf nécessité, de plus c’est un des rares geckos que vous pourrez observer se reposant sur branches ou lianes le jour et vous les verrez chasser la nuit !
Leur comportement en plus de leur apparence en font des geckos passionnants, ils chassent à l’affût et les voir chasser est un vrai spectacle, sans parler des jeux subtils de communication entre eux par des mouvements de queue, de l’imitation d’une branche morte ou d’une feuille morte…puis ils changent fréquemment de couleur, il n’est pas inhabituel de voir un jour telle couleur et le lendemain une coloration bien différente ! De plus chez les U. sikorae par exemple, chaque individu a une couleur et des motifs uniques.

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Uroplatus malama ©Google image

Taille du terrarium
Je donne ici ma propre pratique, on trouve des informations très contradictoires à ce sujet, beaucoup aimant les maintenir dans des installations énormes.
J’ai essayé avec les grandes espèces les grands terrariums : 100-120cm de haut et plus (36-48’’)

Il faut savoir:

  • Qu’ils avaient du mal dans de telles conditions à trouver les proies et ne mangeaient plus, par contre une fois remis en « petit » terrarium ils ont recommencé à s’empiffrer, ceci ayant été fait sur des mois avec différents spécimens, d’autre part.
  • Ils sautent fréquemment et sans délicatesse, or une chute de plus d’un mètre peut éventuellement causer des blessures à la réception.

Les U. fimbriatus sont les seuls que je maintiens dans du « grand » terrarium, 50x50x120 cm (20x20x48’’) de haut.
Pour les autres, U. henkeli et U. lineatus dans du 45x45x60 (18x18x24’’) et ce depuis des années avec des animaux en pleine forme, qui mangent très bien et se reproduisent.
U sikorae, U. sameiti, U. guentheri dans du 50 (20’’) ou 60 (24’’) de haut et ce sera parfait, idem pour les petites espèces.

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Uroplatus finiavana ©Tropical Birding

Astuces de décoration
Voyez les choses du bon côté, certes ils sont chers mais ils ne vous coûteront que très peu en chauffage.
Les UVB ne sont pas obligatoires, on peut très bien faire sans, ceci dit du 5.0 de marques fiables (PAS Exo-Terra, plutôt Arcadia ou Zoomed) en néon ou lampes compactes simulera leur exposition le jour au soleil en milieu naturel.
Evitez de prendre des UVB trop forts, pas plus de 5.0, cela pourrait déclencher des problèmes de conjonctivite irritative ou des petits ulcères de la cornée.

Le liège naturel est un must pour les U. pietschmanni, U. sikorae et U. sameiti.

Les bambous de tailles différentes sont un must pour les U. lineatus.

Les autres espèces aiment soit les branches fines et les Ficus benjamina ( U. phantasticus, U. ebenaui), soit les grosses branches solides. Attention, le saule et tous les résineux sont toxiques, utilisez par exemple des branches d’arbres fruitiers, de chêne, de châtaignier, de noyer…

Il n’est pas nécessaire de faire une couche de drainage pour le fond du terra, des billes d’argiles peuvent en outre endommager les pontes quand on les cherche.
De l’humus de coco ira parfaitement, on peut utiliser des feuilles mortes et de la sphaigne ou de la mousse de forêt bien lavée et débarrassée de toute brindille piquante et insecte indésirable.

Je déconseille les fontaines et autres éléments de décor « durs », étant donné les sauts violents qu’ils font, ils pourraient facilement se blesser dessus. Pas de pierres, sur le fond et les côtés des panneaux de liège aideront à créer un espace clos qui minimisera leur stress.

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Uroplatus henkeli ©Thor Hakonsen

La nourriture
Blattes Blaptica dubia ou red runners, et grillons domestiques ou champêtres, éviter les gros grillons noirs qui peuvent les stresser voire les blesser.
Certains spécimens des grandes espèces apprécient beaucoup les criquets migrateurs, d’autres les ignorent totalement.
Des escargots (voir chez un héliciculteur) sont essentiels pour le bien-être des femelles reproductrices, les mâles n’en mangent pas, parfois les juvéniles.
Une femelle adulte U. sikorae peut très bien avaler d’un trait un escargot « petit gris » d’1 cm de coquille ! Les escargots sont à donner occasionnellement et en petites quantités à la fois, mais c’est l’une des clés de la réussite…en France via les héliciculteurs c’est très facile à trouver au printemps pour un prix très modique !

Suppléments recommandés
Miner-All I (Indoor, avec vitamine D3) saupoudré sur les proies à chaque repas (ils stockent le calcium dans des « sacs » sous la gorge) + Nekton Rep 1 fois toutes les 3 semaines sur les proies. Je n’utilise que ça depuis une douzaine d’années et je recommande de s’abstenir de tout supplément contenant plus de 5000 UI de vitamine D3 et/ou du phosphore !

Normalement pas de soucis de parasites sauf insectes contaminés, c’est l’avantage de n’avoir accès chez nous qu’à du né en captivité, en évitant les trafiquants dont je parlais plus haut.

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Uroplatus giganteus ©Olaf Pronk

La reproduction
« slug » : terme désignant un œuf non fertile déposé sur une branche ou une vitre, bien visible, et de forme irrégulière, « coulante ».

La plupart des espèces ne sont viables à la reproduction qu’à partir de 2 ans.
Bien maintenues, les grandes espèces et les U. sikorae et U. sameiti peuvent vivre et se reproduire une dizaine d’années. Il faut attendre 3 ou 4 ans pour la reproduction avec les U. giganteus et U. fimbriatus, 18 mois pour les petites espèces qui ont aussi une espérance de vie plus courte –sauf les U. guentheri, qui peuvent vivre 10-12 ans dans de bonnes conditions.

Les œufs viables sont pondus dans le substrat et souvent « camouflés » par la femelle pour leur donner la teinte du substrat.
L’incubation doit se faire sur perlite SÈCHE dans des bouchons plastiques pour chaque œuf, le tout reposant sur 100% de perlite (PAS de vermiculite) avec 2 à 3 fois le poids d’eau/poids de perlite, dans des boîtes aérées telles que les boîtes où sont vendus les grillons, avec couvercle.
Une baisse de température nocturne rend l’incubation plus longue mais les juvéniles biens plus solides.
Je renvoie aux diverses données pour la durée d’incubation suivant les espèces.
Incuber à 22-24°C (71-75 F) le jour et 19-20°C (66-68 F) pendant 8h de nuit /24h marchera avec toutes les espèces du genre.

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Naissance d’Uroplatus henkeli ©Mike Martin

Conclusion
Ce ne sont certes pas les « premiers geckos pour débuter » idéaux, mais à condition de respecter températures et humidité, de bien aménager le terra et de nourrir en abondance, tout devrait bien se passer.
Une expérience avec d’autres geckos arboricoles « de forêts fraîches » tels que les geckos à crête par exemple constitue un plus.
N’ayez pas peur de mal faire tant que vous n’exposez pas vos Uroplatus à une atmosphère trop sèche et trop chaude, faites des essais dans le terra avant leur arrivée…et vous ne regretterez pas votre investissement !

Sources
Wikipedia
– Texte de Hervé Saint Dizier alias Thorrshamri, visitez sa page FB THORR GECKOS
La galerie Flickr de Rob Schell
La galerie Flickr de Thor Hakonsen
La galerie Flickr de Andriambolantsoa Rasolohery
La galerie Flickr de Olaf Pronk
La galerie Flickr de Pagale Bacha
La galerie Flickr de Tropical Birding
La galerie Flickr de Mike Martin

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