Fiche d’élevage de l’Anole vert, Anolis carolinensis (Voigt, 1832)

Règne: Animalia
Embranchement: Chordata
Classe: Reptilia
Sous-classe: Lepidosauria
Ordre: Squamata
Sous-ordre: Sauria
Infra-ordre: Iguania
Famille: Dactyloidae
Genre: Anolis
Espèce: Anolis carolinensis (Voigt, 1832)

Il existe 2 sous-espèces connues à l’heure actuelle:

  • Anolis carolinensis carolinensis (Voigt, 1832)
  • Anolis carolinensis seminolus (Vance, 1991)

Noms vernaculaires: anole vert, anole à gorge rouge, caméléon américain (dû à sa faculté à changer de couleur), anole américain, green anole.

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Anolis carolinensis mâle ©Janson Jones

Description
L’Anolis carolinensis peut atteindre une longueur totale de 22 cm pour une masse d’environ 4 g. Les femelles sont plus petites que les mâles, environ 16 cm.

Comme son nom l’indique, la couleur de l’anolis est d’un vert vif, mais celle-ci peut tourner au brun ou marron sous l’influence de plusieurs facteurs, tels que l’émotion et l’état d’esprit de l’individu, le camouflage dans l’environnement, ainsi que la température.
Le ventre reste toujours de couleur blanche, on peut remarquer un cercle brun ou vert autour de l’œil.
L’anole vert passe du vert au brun pour différentes raisons: le camouflage, la température et les émotions sont les principaux facteurs du changement de couleur.

  • Le camouflage : la coloration verte lui permet de se camoufler dans la végétation feuillue tandis que la marron lui permet de ne pas être vu dans un milieu sombre tel que le tronc des arbres.
  • La température : lorsqu’il veut se réchauffer, l’anole tourne au marron foncé, ce qui lui permet de capter davantage de rayons solaires.
  • Les émotions : lors d’un combat entre deux anoles, le vainqueur arbore une vive couleur verte tandis que le vaincu devient marron terne.

Par ailleurs, les yeux de l’Anolis carolinensis bougent indépendamment l’un de l’autre à la manière d’un caméléon.

Leurs longs doigts griffus permettent à l’anole de grimper facilement dans les arbres. De plus la présence de setæ sous les pattes permettent a l’anole vert d’adhérer plus aisément aux surfaces lisses, comme de nombreux geckos.
Ils sont capables de sauter à des longueurs d’environ 35 cm.

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Anolis carolinensis ©Nicolas Reusen

Répartition
Cette espèce se rencontre:

  • aux États-Unis en Caroline du Nord, en Caroline du Sud, en Géorgie, en Floride, en Alabama, au Mississippi, au Tennessee, en Arkansas, en Louisiane, en Oklahoma et au Texas
  • au Mexique
  • aux Bahamas, aux îles Caïmans et à Anguilla

L’anole vert étant un animal de compagnie apprécié, certains individus échappés ont formé des petites colonies loin de leurs terre d’origine comme c’est le cas à Hawaï et dans l’archipel d’Ogasawara.

Dans sa zone originale américaine, l’anole vert a vu entrer l’anole brun de Cuba (Anolis sagrei). Celui-ci se reproduit plus vite que l’anole vert si bien qu’en Floride, on voit davantage d’anoles bruns que de verts.

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Distribution ©CaliforniaHerps

Comportement
Les anoles verts sont diurnes et arboricoles, ils sont curieux de nature et ont une bonne connaissance de leurs environnement.
Les mâles sont très territoriaux et n’hésitent pas à combattre leurs congénères masculins pour défendre leur territoire. Si un mâle pénètre à l’intérieur du territoire d’un autre mâle, l’intrus se verra poursuivi et chassé vivement mais sans qu’aucune blessure ne survienne.

Le stress est reconnaissable chez l’anole grâce à plusieurs symptômes : couleur brune constante, cernes noires sous les yeux, comportement léthargique persistant.
En revanche, si l’on place un mâle parmi plusieurs femelles, des poursuites agressives pourront être observées mais celles-ci sont de courte durée.
L’anole aime se percher dans les branches des arbres qui lui assurent une bonne couverture, ou sur les barrières des jardins mais rarement sur le sol. Il déploie alors sa gorge rougeâtre en guise d’avertissement contre des éventuels attaquants.
Comme tous les reptiles, l’anole vert mue. Il se sert de sa bouche pour arracher ses peaux mortes et les mange ensuite car celles-ci sont riches en minéraux.

Espérance de vie
En général environ 3 ans, mais des individus ont vécu jusque 5 ans.

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Détail du fanon gulaire ©Barry Knain

Maintenance
On les installera dans un terrarium type tropical humide.

  • Température du jour : 26-28°C
  • Températures de nuit : 20-22°C
  • Point chaud à : 35°C (sous la lampe chauffante)
  • Point Froid à : 20°C

Pour l’éclairage un tube dégageant 5% d’UVB (5.0) est suffisant, le chauffage peut être complété par un petit tapis chauffant ou un câble thermostaté dont la puissance sera adaptée à la taille du terrarium.

Un terrarium de 50x50x100 de haut est idéal pour un trio (1.2), n’hésitez pas à mettre de nombreuses branches et cachettes, feuillage (plantes naturelles ou artificielles).

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En terrarium tropical ©fullmonti

Alimentation
L’anole vert est très agile et chasse sans difficulté les petits insectes tels les grillons ou les petites blattes.
Les repas devront être donnés deux ou trois fois par semaine sans oublier d’ajouter des suppléments de vitamines et de calcium.
Il est possible de leur donner un peu de compote ou de fruits très mûrs de temps en temps.

Reproduction
La reproduction n’est pas très compliquée à condition de respecter les paramètres de
maintenance de cette espèce et d’assurer une période de repos hivernal.

On abaissera progressivement les températures à 18/20°C et 8 heures de lumière pendant 2 mois environ.
On les nourrira beaucoup moins cette période, en surveillant tout de même leur comportement et leur réserve de graisse.
Au bout d’environ huit semaines, on remonte progressivement les températures et la durée d’éclairage pour atteindre les valeurs de maintenance sus-citées.

A partir de là, le mâle commence à devenir plus actif et fera sa parade, gonfle son
fanon gulaire et effectue des sortes de « pompe » en hochant la tête.
Ensuite, il commence à poursuivre la femelle dans tout le terrarium, la rattrape et la mord au cou pour la maintenir puis introduit l’un de ces hémipenis. L’accouplement dure cinq à dix minutes.

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Accouplement ©Anole Annals

Si tout se passe bien, on détecte rapidement les œufs au niveau des flancs de la femelle.
Son appétit augmente et il faut lui donner régulièrement du calcium et des vitamines. Quelque jour avant la ponte, la femelle cherche un lieu de ponte.
Quand elle a trouvé un emplacement qui lui plait, elle creuse et y enfouit ses œufs, un ou deux à chaque ponte, puis rebouche son trou.
Le lieu de ponte difficilement repérable si on ne la voit pas faire.
Heureusement, les œufs d’Anolis sont peu sensibles aux variations climatiques ce qui permet de laisser les œufs incubés naturellement dans le substrat.

Les parents ne touchent pas aux œufs mais les insectes les apprécient.
Si vous incubez de cette manière, pensez à retirer les jeunes sitôt éclos, sinon ils risquent d’être pris pour une proie par les adultes. Autrement, on peut placer les œufs en incubateur, ce qui est intéressant vue que la température joue sur le sexe des nouveaux nés (Temperature Sexe Determination, T.S.D.).

  • A 25/26°C, on aura principalement des femelles avec une incubation d’environs soixante jours
  • A 29/30°C on aura principalement des mâles pour une incubation d’environs trente cinq jours.

Quand les jeunes naissent, ils mesurent entre 58 et 70 mm.
Ils seront nourris à volonté avec des proies adaptées à leur taille (drosophiles, collemboles…) et 2 ou 3 fois par semaine les insectes seront saupoudrés de calcium, et de vitamines tous les 10 à 15 jours.
La femelle pondra toute les 2/3 semaines et cela jusqu’à sept fois dans la saison.

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Juvénile ©Gustavo Ignacio

Note
En 2011, le génome d’Anolis carolinensis est entièrement séquencé, ce qui en fait le premier reptile non avien faisant l’objet d’un séquençage complet.

Sources
Wikipedia
– Le site California Herps
– La fiche d’Yves Siscot
– Le forum Reptile Auvergne
– Le site Anole Annals
La galerie Flickr de Gustavo Ignacio
La galerie Flickr de Janson Jones
La galerie Flickr de Nicolas Reusen
La galerie Flickr de Barry Knain

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